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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 21:03
«Le pouvoir teste les défenses immunitaires de la société»:

Mouloud Aounit (MRAP), Olivier Besancenot (LCR/NPA), Patrick Braouezec
(PCF) et Noël Mamère (Les Verts) cosignent un texte dans lequel ils
dénoncent la multiplication des atteintes aux libertés publiques et
l'ignorance délibérée de la crise sociale.

Edvige, STIC, fichage ADN, Taser, Tarnac, Marciac, comparution
immédiate pour de nombreux jeunes de quartier pendant que certains
policiers incriminés dans des «bavures» attendent tranquillement un
éventuel procès, mise au pas de la magistrature,  mise sous tutelle de
la télévision publique, mise en cause du droit d'amendement des
parlementaires, acharnement judiciaire contre Jean-Marc Rouillan,
délits d'outrage et de rébellion, pressions contre les journalistes
comme dans l'affaire De Filippis, GPS pour les malades psychiatriques.
Rétention de sûreté, prison dès 12 ans, mise à l'écart des SDF, chasse
aux sans papiers; attaques contre les mouvements de défense des droits,
du Dal à la Cimade, retrait des financements aux associations
d'éducation populaire...


La liste des atteintes aux libertés démocratiques s'allonge chaque
jour, comme si une stratégie sécuritaire délibérée se mettait en place
pour détourner les esprits des crises financière, sociale, économique
et de la récession qui s'annonce.

Tout est mis en œuvre pour empêcher qu'un légitime refus social se
transforme en opposition politique. Nous l'affirmons : Sarkozy organise
délibérément une stratégie de la tension et met au pas tous les
appareils qui gèrent le contrôle des populations : police, justice,
éducation, travail social, presse. La stratégie sécuritaire de la
tension vise à détourner l'attention de la question sociale et à
constituer un climat de peur et de suspicion généralisés; elle permet
de criminaliser la pensée et l'action des secteurs de la population qui
ne se laissent pas anesthésiés. Transformées en ennemis de l'intérieur
ou en  déviants , plusieurs figures sociales sont livrées en pâture à
l'opinion: le juge laxiste, le « terroriste idéologique de
l'ultra-gauche », le jeune des cités, ado ou pré-ado, le délinquant, le
pédophile, le schizophrène...


On fabrique des discours fondés sur la génétique, le racisme ou le
nationalisme, on produit des paroles à double sens, qui jouent sur la
victimisation des uns et la culpabilité des autres. On pénalise à
outrance les rapports sociaux, pour dessiner un nouvel ordre
sécuritaire. Ainsi de l'inflation des lois d'exception, votées au gré
des faits-divers, qui engendre une extension indéfinie des règles
juridiques du contrôle social : lois sur la psychiatrie et la
délinquance des mineurs, contrôle des sources des journalistes, lois à
répétition sur l'immigration.

L'Etat est privatisé au service d'un clan. Ainsi du contrôle du
renseignement , avec la restructuration de la DST en DCRI, sous
l'autorité directe du président de la République et la constitution
d'un domaine réservé de la police, le  développement de la télé
surveillance, l'extension des fichiers de type STIC ou Edvige...

Enfin, la théâtralisation des opérations à grand spectacle vise à
frapper les esprits. D'abord expérimenté contre les sans-papiers, ce
barnum médiatico-policier s'étend chaque jour un peu plus: le pouvoir
teste les défenses immunitaires de la société, quitte à reculer lorsque
sa résistance est trop forte. L'affaire de Tarnac en est un des
exemples les plus significatifs: on institue une guerre préventive
contre ceux qui  auraient pu commettre des actes car ils en avaient
"les moyens intellectuels"... Comme dans le film de science fiction,
Minority Report, qui sanctionnait des coupables potentiels
.

Le développement d'une répression de proximité participe à cette peur
diffuse : depuis les révoltes de novembre 2005, le sarkozysme promeut
un modèle centré sur la répression: extension de l'utilisation du Taser
aux polices municipales, des Flash-ball avec lunettes de visée, des
drones et des hélicoptères pour surveiller les banlieues, possibilités
de gardes à vue d'une durée de 96 heures, développement d'officines
para-étatiques, accords éducation nationale-Police, dont l'affaire de
Marciac est symbolique .

Nous avons affaire à une clique qui organise  la régression
démocratique, en menant une véritable guerre contre les pauvres et tous
ceux qui tentent de lui résister. Pour imposer ses pratiques de
prédation, l'affairisme a besoin de son frère jumeau, l'autoritarisme.
Nous sommes face à une dérive anti-démocratique qui s'apparente à ce
que fût la «bushisation». L'indignation devant l'accumulation des
mesures liberticides ne suffit plus. La seule défense possible contre
l'Etat sécuritaire, c'est le développement d'un mouvement massif pour
la défense des libertés.

Il y a quelques années, toute la gauche politique, associative,
syndicale, avait su se rassembler dans un comité national de vigilance
contre le Front national. Aujourd'hui, devant la multiplication des
atteintes aux libertés du président de la République et de son équipe,
contre cette stratégie de la tension, nous en  appelons à la vigilance
citoyenne et à la constitution d'un mouvement de résistance pour les
libertés.

N'ayons pas peur !
http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/
230109/contre-une-strategie-de-la-tension-a-la-francai




LICENCIEMENTS

Les salariés du Royans n'avait pas besoin de ça, la destruction par le feu de l'usine DDP de la Baume d'Hostun marque pour un moment la fin de la production. L'entreprise ayant délocalisait en Tunisie une partie de la production, la direction ne sera peut être pas motivé à lutter pour la reconstruction de l'atelier.
Voir le lien ci-dessous du Dauphine libéré, à noter que l'auteur de l'article oublie d'écrire que l'entreprise a délocalisé en 2007 et que depuis pour x raisons l'effectif  a considérablement diminué.
http://www.ledauphine.com/dromoise-des-plastiques-les-salaries-rentrent-chez-eux-@/index.jspz?chaine=22&article=87422



JEUDI 8.01 : LIBERTE POUR GEORGES CIPRIANI !

Après plus de 20 ans de prison, libérable déjà depuis 3 ans, Georges  
Cipriani déposait en novembre 2007 une nouvelle demande de libération  
con-ditionnelle.

La décision aurait dû lui être signifiée dans les six mois, soit au  
plus tard en mai 2008, mais la loi Dati sur la rétention de sûreté lui  
fut appliquée rétroactivement, avant même la publication des décrets  
d'application d'une loi adoptée dans la précipitation. En juin-juillet  
dernier, il fut ainsi placé pendant six semaines au Centre national  
d'ob-servation de Fresnes et soumis aux examens multiples d'« experts  
» prétendant juger de sa « dangerosité ».

La Commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté avait  
soi-disant deux mois pour rendre son rapport. Son dossier aurait dû  
être examiné le 5 septembre ; il ne l'a pas été. Enfin, la Commission  
l’informa qu’elle statuerait le 16 décembre. L’a-t-elle fait ?

Une procédure bloquée par l’administration ou retardée illégalement,  
et Georges Cipriani aura ainsi subi une année supplémentaire en  
prison. S’il n’est pas libéré d’ici le 21 février, il aura alors  
accompli 22 ans dans les geôles de l’Etat. Une nouvelle fois, il nous  
faudrait alors nous rassembler pour manifester notre colère et notre  
solidarité sous les murs de la prison d’Ensisheim.

Régis Schleicher se trouve dans la même situation, après, lui, plus de  
25 ans de prison !

Jean-Marc Rouillan, réincarcéré le 4 octobre dernier après 10 mois de  
semi-liberté, verra sa demande de libération conditionnelle examinée  
en vi-sioconférence le 19 janvier.

Pour dénoncer l’acharnement contre ces militants révolutionnaires,  
soyons nombreux au rassemblement de solidarité

Jeudi 8 janvier, de 18 h à 19 h

En face de la direction de l'Administration pénitentiaire, carrefour  
rue de la Verrerie - rue du Renard (Paris 4e - métro L1-L11  
Hôtel-de-Ville).

Liberté pour Georges Cipriani, pour Régis Schleicher, et pour  
Jean-Marc Rouillan et Georges Ibrahim Abdallah !

Collectif "Ne laissons pas faire !"

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Published by Section 2R-Vercors
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