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MERCREDI 2 FÉVRIER : UNE AUDIENCE DÉCISIVE POUR JEAN-MARC ROUILLAN
JEUDI 3 FÉVRIER : RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN

Dans moins d’un mois, cela fera 24 ans que Jean-Marc Rouillan a été  
incarcéré pour les actes accomplis comme militant d’Action directe.  
Des années de résistance à l’élimination carcérale, puis une  
semi-liberté arrachée en 2008… interrompue après 10 mois - pour cause  
de propos qualifiés d’"ambigus" par la justice – avec retour en prison  
à plein temps.

Une justice d’exception, la seule que les prisonniers politiques  
d'Action Directe ont connue depuis leur procès, aggravée par la loi  
sur la rétention de sûreté, a encore durci et rallongé les procédures  
déjà très restrictives qui leur sont appliquées. C’est ainsi que  
Jean-Marc Rouillan a dû subir deux ans de prison supplémentaires  
(alors que sa peine de sûreté est accomplie depuis 2005) avant que sa  
nouvelle demande de libération conditionnelle soit examinée.

L’audience est enfin programmée pour cette semaine, le 2 février, dans  
l’enceinte de la prison de Muret. Georges Cipriani et Nathalie  
Ménigon, ses camarades d'Action directe, sont aujourd'hui en  
semi-liberté ou en liberté conditionnelle. Le dossier de Jean-Marc  
Rouillan satisfait à toutes les conditions demandées par la justice et  
rien ne justifierait que la semi-liberté lui soit maintenant refusée.

Jean-Marc Rouillan doit sortir de prison : comme chaque mois, en  
attendant la décision – que nous voulons rapide - du tri-bunal  
d’application des peines, nous viendrons le dire haut et fort au

RASSEMBLEMENT
jeudi 3 février, de 18 h à 19 h

en face de la direction de l'Administration pénitentiaire
carrefour rue de la Verrerie - rue du Renard (Paris 4e - Métro L1/L11  
: Hôtel-de-Ville)

Le Collectif "Ne laissons pas faire !"
nlpf@samizdat.net  -  http://nlpf.samizdat.net/

 

Lors d’apparitions médiatiques, le FN prétend être le défenseur des classes populaires.

Ne nous laissons pas leurrer par cette imposture.

Le FN est un parti antisocial, raciste, dangereux pour les travailleurs. Son programme au

service des plus riches n’a rien d’anticapitaliste et aggrave les inégalités.

Le FN, fausse alternative au capitalisme !

Soi-disant opposant au système capitaliste, le FN est muet quand il s’agit d’avancer de

réelles propositions s’attaquant aux intérêts des plus riches comme taxer les profits,

renationaliser les entreprises ou interdire les licenciements.

Normal, le FN roule pour les patrons. Ses propositions économiques n’ont rien à envier aux

régressions sociales de Sarkozy : remise en cause des 35 h, du code du travail et, donc,

destruction des protections des travailleurs, non remplacement des départs à la retraite

dans la fonction publique, réduction des dépenses publiques… les propositions du FN sont

dans la droite ligne des régressions sociales. Il propose même de « travailler plus pour

gagner plus »… comme Sarkozy !

Sa seule réponse à la mondialisation est un protectionnisme réactionnaire qui ne remet

jamais en cause l’exploitation capitaliste, ne s’attaque pas à la possession des richesses

par une minorité et s’accompagne d’un recul social sur le dos des travailleurs, des femmes

et des immigrés.

Le FN, destructeur des solidarités

Ses propositions fiscales de suppression des impôts les plus justes (impôt sur le revenu,

ISF, cotisations patronales) profiteraient aux riches et empêcheraient le financement de

services publics utiles aux populations les plus précaires (santé, éducation, transports,

assurance chômage…) En revanche pour ce qui est de l’impôt le plus injuste, la TVA, il ne

souhaite évidemment pas le remettre en cause.

Tuer les impôts comme le veut le FN, c’est tuer toute politique de solidarité et de

redistribution des richesses en faveur des plus démunis.

Cette politique inégalitaire a besoin d’un bouc-émissaire. Ce n’est pas aux riches et aux

spéculateurs qu’il veut faire payer la crise mais aux immigrés. Avec la préférence

nationale, odieuse remise en cause de l’égalité des droits, le FN cherche à diviser

français et étrangers, ce qui évite de s’attaquer aux vrais responsables. Et avec sa

politique nataliste rétrograde, il réduit les femmes à la procréation et les exclut de la vie

économique.

Le FN, parti ouvrier ? Faux !

Quand les travailleurs se mobilisent pour défendre leurs droits, le FN montre son vrai visage.

Hostile à toute organisation du mouvement ouvrier, il dénonce systématiquement les

activités des syndicats. Il souhaite d’ailleurs les remplacer par des corporations bien

inoffensives où les travailleurs et les patrons auraient soi-disant les mêmes intérêts. Il est

vrai que le FN ne semble pas connaître la réalité de la souffrance au travail ou les accidents

du travail puisqu’il n’en parle jamais.

Ne nous trompons pas de colère ! Le Front National doit être combattu par nos

solidarités et une vraie politique d’alternative au capitalisme.

FRONT NATIONAL,

FRONT ANTISOCIAL !

 

Les immigrés et nous, on pataugeait dans la même

merde, alors on est solidaires. Personne nous

divisera et surtout pas le Front national !

Christian, licencié de Metaleurop Nord.

 

6 janvier 2011

 

 

Séquestration

de licencieurs : ce sont

les grands patrons

qu’il faut exproprier

Il ne se passe pas un jour sans que ne soient annoncées des fermetures

d’entreprises, des licenciements ou des mesures de chômage partiel. Pendant

que des centaines de milliers d’hommes et de femmes sont livrés au

désespoir, les grandes entreprises qui licencient continuent à faire des pro

fits

fantastiques et le gouvernement leur distribue des milliards. Pas un jour

non plus sans son lot de scandales où les principaux patrons du pays dissi

mulent

leurs comptes dans des paradis fiscaux pendant que la plupart des

dirigeants d’entreprises s’en mettent plein les poches accumulant stocks

options, bonus ou parachutes dorés.

La violence c’est la propriété capitaliste

Au milieu de cet enrichissement scandaleux des plus riches et d’une détres

se

croissante des plus pauvres, il a suffi que les travailleurs de 6 entreprises

retiennent leurs dirigeants quelques heures afin de sauver leurs emplois

pour qu’on assiste à un déluge de haine et de menaces du gouvernement et

du patronat. « Illégal », « violence inadmissible », « revolver sur la tempe »

et Sarkozy qui affirme martialement qu’il « ne laissera pas faire ».

Mais où est la violence ? Dans les actes d’hommes et de femmes qui essaient

de se défendre pour ne pas mourir où dans celle qui consiste à les priver

de leur seul moyen de vivre, leur salaire ? Comment peut-on vivre avec le

Smic ou quand le salaire est réduit de 2 à 300 euros par le chômage partiel ?

Où est la violence quand les harcèlements, les humiliations, le surmenage,

l’exposition aux produits dangereux, les maladies professionnelles, les accidents

du travail voire parfois les suicides font partie du quotidien ? Le

nombre de travailleurs pauvres dépasse les 7 millions. A tous les âges la

violence sociale frappe. Chez les jeunes le chômage a augmenté de 57,2 %

dans les Zones Urbaines Sensibles entre 2008 et 2009. Quant aux retraités,

ils en sont réduits à la misère et même certains à faire les poubelles.

Les banquiers et les grands patrons fraudent, mettent en danger délibé

rément

leurs salariés, ruinent la société, plongent l’humanité dans la crise

mais ne sont pas considérés comme des délinquants, des fraudeurs et des

voyous.

Les premiers signes visibles d’une colère qui couve et grandit

Alors quand ceux de Sony, Caterpillar, 3M, Fnac, Faurecia ou Scapa redressent

la tête, « retiennent » leurs patrons et que seulement 7 % de la population

les condamnent, les « puissants » qui piétinent les pauvres s’inquiètent et

voudraient les faire taire. Ils craignent qu’encouragés par ces premiers pas

vers une fierté retrouvée, le peuple entier ne se soulève comme aux Antilles

et ne rentre dans une grève générale, seul moyen de ne pas payer la crise.

Alors oui, les « séquestrations » sont légitimes et peut-être les premiers signes

avant-coureurs de l’explosion qui vient et qu’il faut préparer, comme

celle du dirigeant de l’usine Sud Aviation en 1968 fut le prélude à la grève

générale.

 

 

 

le 14 avril 2009

 


 
« Moralisation du  capitalisme » : la comédie des menteurs

Que n’a-t-on entendu après le sommet du G20, tenu le 2 avril à Londres…
 “ Un
tournant historique ” (Obama), “ redonnant confiance aux populations
de tous
nos pays ” (Gordon Brown, premier ministre britannique),
et rien moins que “ la
moralisation, la refondation du capitalisme ”
aux dires de Sarkozy !

La réalité est cependant bien différente. La soi-disant lutte contre les paradis

fiscaux, auxquels toutes les grandes entreprises font appel pour échapper

à l’impôt, se limite à… la publication d’une liste, de pays que tout le monde

connaissait déjà.

La seule décision concrète prise au G20 a été la mise à disposition du FMI et de

la Banque mondiale de 1100 milliards supplémentaires. Ces deux institutions

bien connues des peuples du Sud pour leurs politiques d’écrasement sont à la

pointe de toutes les mesures de dérégulation et financiarisation.

L’emploi et les salaires n’ont été mentionnés que pour la forme. Rien n’a même

été envisagé qui restreindrait un tout petit peu la libre circulation des capitaux,

c’est-à-dire la pleine liberté des patrons de mettre directement en
concurren
ce entre eux les travailleurs du monde entier,
afin de faire pression sur les
salaires et les conditions de travail, tout en continuant
impunément à saccager l’environnement. Autrement dit, ça continue comme avant, en pire : les fonds

publics pour sauver les profits, en faisant payer les pots cassés par les salariés

et la population.

A New York, Londres, Berlin ou Paris,
partout une même politique

Sarkozy a cependant de bonnes raisons de se déclarer satisfait :
ce qui a été
décidé au G20 concorde parfaitement avec ce qu’il fait ici depuis deux ans !

D’ailleurs, l’enrobage aussi est assez similaire. Le “ communiqué final ” du G20

vaut bien le décret Fillon sur les stock-options, qui ne concerne en tout et

pour tout que huit entreprises, pour deux ans seulement, et que les intéressés

contournent déjà en augmentant la part de leur rémunération versée sous

forme de salaire…

Deux jours plus tard, les dirigeants occidentaux se retrouvaient à
Strasbourg
pour l’autre volet de leur politique, celui qui garantit les profits
par la force des armes. Tandis que dans une ville en état de siège,
le gouvernement français bloquait les manifestants et mettait en scène
les “ casseurs ”, les chefs d’Etat
approuvaient le plan Obama de renforcement
de l’intervention occidentale en Afghanistan. Sarkozy a promis l’envoi de renforts de gendarmerie, en plus des 3000 militaires français qui participent déjà
à cette occupation impérialiste.

Une conclusion commune peut être tirée des sommets du G20 et de l’OTAN :

les dirigeants capitalistes mènent partout la même politique mortifère,
et par
tout c’est la mobilisation populaire qui est seule à pouvoir
y mettre un coup
d’arrêt. Coordonner nos luttes par-delà les frontières,
en commençant par le
niveau européen, est un besoin incontournable.
Le NPA entend bien agir dans

ce sens, en commun avec les autres organisations de la gauche anticapitaliste

européenne.

 


 

 

Association France Palestine Solidarité

 

 

Halte à l’agression criminelle d’Israël contre Gaza!

Le 27 décembre, à l’heure de la sortie des écoles, l’aviation israélienne a lancé des dizaines de raids aériens contre le territoire de Gaza, les camps de réfugiés, faisant plus de 350 morts et plus de 1600 blessés. Le gouvernement israélien promet que ce n’est là qu’un début… et prépare une offensive terrestre.

Ce massacre était annoncé, envisagé et commenté ces dernières semaines dans la presse israélienne, après la fin de la trêve de 6 mois rompue par l’armée israélienne le 5 novembre.

Il vient s’ajouter à un blocus criminel imposé depuis maintenant plus de deux ans par Israël à la population de la bande de Gaza, un blocus qui viole délibérément toutes les lois internationales. Un million et demi de civils sont prisonniers de l’armée israélienne et privés de tout : de nourriture, de carburant, d’électricité, de médicaments, de matériel scolaire …

Ces crimes ont été rendus possibles par l’impunité totale accordée à Israël depuis des années et le soutien actif dont il bénéficie de la part des USA et de l’Union Européenne. Ils ont été encouragés par la décision du 8 décembre dernier du conseil des ministres de l’Union Européenne de «rehausser » la coopération de l’UE avec Israël. Cette décision a été prise sous l’impulsion de la France contre l’avis du Parlement Européen, qui s’était prononcé pour un report du vote à ce sujet en janvier 2009.

Il faut de toute urgence arrêter ce massacre. Il est temps d’en finir avec l’hypocrisie diplomatique, la duplicité! Il faut en finir avec la complicité des gouvernements américains, européens et de certains pays arabes! Il faut en finir avec la loi du plus fort! Il n’y aura pas de sécurité pour le peuple israélien sans sécurité et reconnaissance des droits du peuple palestinien.

La plupart des médias dominants français ont présenté Israël comme l'agressé, alors qu'il est l'agresseur en ne respectant pas les résolutions de l'ONU. La vie d'un palestinien vaut-elle moins que la vie d'un israélien ?

Nous manifesterons au plan départemental le mercredi 7 janvier, rassemblement à 15h30,

place de la Gare à Valence

pour

·        Exiger l’arrêt immédiat des attaques militaires Israélienne.

·        Exiger une réaction efficace du gouvernement français, de l’Union Européenne et de l’ONU pour faire cesser l’agression et mettre un  terme au blocus de Gaza.

·        Exiger du Conseil de l’Europe la suspension des accords UE/Europe, conformément à l’article 2 des dits accords tant que l’état d’Israël se rendra coupable de violations du droit international et des conventions de Genève.

·        Exiger d’Israël le respect des résolutions de l’ONU.

 

Soutenant l’initiative de France-Palestine Solidarité : Contacter le  04.75.56.38.78)



Tous ensemble pour refuser de payer leur crise !

 

Alors que les milliards coulent à flot pour les banquiers et les patrons, les salariés sont invités à payer les frais de la crise du système capitaliste. Présenté le 28 octobre, le troisième volet du « plan anti-crise », soi-disant destiné à soutenir l’emploi, se résume à de nouvelles attaques contre la majorité de la population.

Sarkozy n’a rien dit sur les licenciements collectifs et les plans sociaux qui s’accumulent dans l’automobile, la vente par correspondance, le bâtiment et d’autres secteurs. Il n’a nullement remis en cause les 30 000 suppressions d’emplois dans la fonction publique. Par contre, il utilise cyniquement la baisse du pouvoir d’achat et la hausse du chômage pour détruire un peu plus les garanties collectives et les droits sociaux.

 

Les patrons en rêvaient…

Ainsi, la relance des contrats aidés signifie transférer sur le budget de l’Etat le coût de milliers d’emplois supprimés par le patronat. Cette mesure, tout comme les nouvelles facilités données pour embaucher en CDD, aggrave la casse du droit du travail en favorisant l’emploi précaire et sous-payé au détriment d’un emploi décent.

S’y ajoutent la loi devant autoriser le travail le dimanche et, maintenant, les premiers pas en vue de repousser l’âge de la retraite à… 70 ans ! Ce rêve de patron, Sarkozy et le MEDEF veulent le faire passer dans la réalité. Comme mesure contre le chômage on fait mieux!

Ces décisions ont provoqué un premier tollé chez les syndicats de pilotes qui soulignent la dangerosité de faire travailler jusqu'à 65 ans les pilotes de lignes.

Mais ça ne passera pas comme « une lettre à la poste », pas plus que la privatisation de la poste puisque  Guaino, conseiller de  Sarkozy, vient d’annoncer le gel de la « réforme » du statut de la Poste. C’est un premier recul qui fait suite au succès de la grève du 23 septembre et à la mobilisation des postiers et de la population contre la privatisation. Nous devons exiger le retrait pur et simple du projet de privatisation de la Poste.  Comme nous devons refuser le recul de l'âge de la retraite.

 

Un plan d’urgence en défense des salariés

Une mobilisation unitaire est nécessaire pour bloquer ces attaques et imposer un plan alternatif. C’est aux privilégiés de payer pour la crise dont ils sont responsables :

·                     300 € daugmentation pour tous, le SMIC à 1500 net, indexation des salaires sur les prix.

·                     Interdiction des licenciements (obligation imposée solidairement au patronat de maintenir les contrats de travail), ouverture des livres de compte afin de pouvoir vérifier où va l’argent.

·                     Retour à la retraite à 60 ans, avec pas moins de 75 % du salaire au bout de 37,5 annuités.

·                     Pour que le crédit serve aux besoins sociaux et non à la spéculation : nationalisation des banques sans indemnité ni rachat, service public bancaire unique sous le contrôle des salariés et de la population.

·                     Défense et extension de tous les services publics

 

3 novembre 2008

                                                  
                                          Sarkozy relance...

les attaques contre les travailleurs et la population

 

Plus d'État au service des riches et du capitalisme

Christine Lagarde avait déjà accordé 10,5 milliards aux principales banques françaises soi-disant pour favoriser la relance du crédit. On a vu comment la Caisse d'épargne comprend cette relance en perdant 695 millions en Bourse.

Sarkozy rajoute 275 milliards aux entreprises en même temps qu'il annonce la mort programmée de la taxe professionnelle. Avec les cadeaux précédents on atteint le chiffre faramineux de 659 milliards.

Champagne au château !

Outre 175 milliards d'investissements directs de l'État, Sarkozy a décidé de créditer les groupes stratégiques de 100 milliards pour mieux les armer dans la concurrence internationale acharnée qui s'annonce. Sa politique industrielle, ce n'est pas plus d'État pour mieux redistribuer les richesses, mais pour mieux mener la guerre économique.

 

Moins d'État pour la population, la protection sociale et les services publics

Le candidat du pouvoir d'achat des milliardaires a déclaré qu'il était hors de question d'augmenter les salaires, les pensions ou les minimas sociaux. En même temps, il essaie de nous convaincre que ses milliards aux patrons ne nous coûteront rien. En fait, le Medef et lui-même nous en adressent la facture.

D'abord le patronat, par une vague de fermetures d'entreprises, de licenciements, de chômage technique et de baisse de salaires.

Le gouvernement ensuite qui, dans le prolongement  de l'assouplissement des 35 h et du travail des séniors, prévoit  plus de  mobilité, le travail le dimanche et continue à réduire les effectifs de la fonction publique. Plus de 8 millions de français vivent déjà avec moins de 700 euros par mois mais le gouvernement n'envisage que 60 000 contrats aidés supplémentaires pour un coût de 150 millions, une distribution d'actions qui dégringolent et une participation aux bénéfices déclarés qui n'existeront plus. On ne peut pas mieux se payer notre tête !

De plus, le petit soldat du Medef a annoncé la mort programmée de la taxe professionnelle payée par les patrons, soit 50% du revenu des communes. Cela veut dire la dégradation des services communaux. Les communes déjà en difficulté à cause d'emprunts douteux augmenteront les impôts locaux comme Paris vient de le décider.

Enfin le gouvernement a autorisé les patrons à reporter le paiement de leurs cotisations aux caisses de  la Sécu,  retraites, chômage. Ce provisoire qui risque de se prolonger alimentera les trous de ces caisses  pendant que les salariés financeront les entreprises par leurs cotisations qui, elles, sont maintenues.

Préparer la riposte tous ensemble

Sarkozy  laisse toutefois percer sa crainte : « nous risquons d'être confrontés partout à la révolte des classes populaires et des classes moyennes. » Eh oui ! Il y aura toujours une mesure de trop qui mettra le feu aux poudres. Et le vaste plan d'attaques contre les salariés de l'automobile pourrait bien  y contribuer comme leur mobilisation commence à le montrer. 

C'est en tous cas cela qu'il faut préparer et construire : une riposte générale tous ensemble.

 

Le 27 octobre 2008

 

 

L'Etat va récupérer discrètement 400 millions d'euros à l'UNEDIC

En janvier, l'UNEDIC et l'ANPE vont fusionner pour donner naissance à "France-Emploi". Ce service public, nouvelle génération, doit permettre d'améliorer le traitement du chômage et le retour à l'emploi. L'UNEDIC est une structure partiaire (gérée par les partenaires sociaux) financée par les cotisations chômage payées par les salariés. L'ANPE est une administration d'Etat. Ces deux structures de natures différentes vont fusionner au sein d'un organisme entièrement contrôlé par l'Etat.
A l'origine, l'UNEDIC devait débourser 8% de son budget pour financer la création de France-Emploi, structure d'Etat. Or, selon le Canard Enchaîné, le ministère a décidé arbitrairement d'augmenter la part de co-financement à 10%. L'UNEDIC doit donc faire une rallonge de 400 millions d'euros pour financer "France-Emploi", structure d'Etat. Autrement dit, l'Etat récupère 400 millions d'euros des caisses de l'assurance-chômage.

L'Etat avait déjà pris 50 millions d'euros destinés à l'insertion des handicapés

Ce n'est pas la première fois que l'Etat récupère discrètement des fonds dans des caisses destinées normalement aux chômeurs et à ceux qui connaissent des problèmes d'insertion. L'Etat a déjà repris, sans concertation, 50 millions d'euros à l'Agefiph, fonds d'aide pour l'insertion professionnelle des handicapés pour équilibrer les recettes du projet de loi de finances 2009. A l'époque, la CGT avait qualifié ce tour de passe-passe comptable de véritable "hold up" car cela revient à retirer à la structure 10% de son budget prévisionnel 2008-2010. Selon le président de l'Association, cette ponction de l'Etat pourrait priver 28 000 personnes à mobilité réduite d’une formation qualifiante. Cette ponction est la deuxième qui touche les handicapés. Au mois d'avril, le gouvernement avait déjà annulé 17 millions d'euros de crédits du Fonds d'insertion des personnes handicapées de la fonction publique.

Le ministère de l'Economie va reprendre 118 millions d'euros consacrés à la formation professionnelle

Le gouvernement va s'attaquer à une troisième caisse d'aide aux chômeurs. Peu connu du grand public, il s'agit du Fonds unique de Péréquation, créé il y a plus de 30 ans par Jacques Chaban Delmas, sous la présidence de Georges Pompidou. Il s'agit d'un fonds qui récupère l'argent non utilisé par les organismes de formation professionnelle afin de le reverser aux demandeurs de congé individuel de formation. L'Etat a décidé arbitrairement de récupérer 118 millions d'euros de ce fonds pour ses propres caisses.
Au final, entre la rallonge de l'UNEDIC (400 millions d'euros), la confiscation par l'Etat d'une partie du fonds d'aide aux handicapés (50 millions d'euros) et la récupération de 118 millions d'euros du fonds d'aide à la formation professionnelle, c'est près de 600 millions d'euros que Bercy s'apprête à récupérer aux chômeurs.

C'est une info du Canard enchaîné qui n'a pas été reprise par "la grande presse".

 

NPA-ROMANS-ROYANS-VERCORS

Mail : vercorsparoleouvriere@orange.fr 

Troupe française hors d'Afghanistan !
LA FRANCE HORS DE L'OTAN !

le débat parlementaire annoncé pour le 22 septembre, Sarkozy poursuit l’envoi de renforts

en Afghanisatan alors que la publication par Paris-Match d’un reportage sur des membres

du commando de Taliban ayant participé à l’embuscade du 18 août qui a coûté la vie à dix

jeunes soldats français montre le visage de cette sale guerre et déclenche une polémique

aux relents de guerre coloniale. Le ministre de la Défense, Hervé Morin « en appelle à

l’unité du pays dans la lutte contre le terrorisme ».

Nous refusons cette union nationale qui voudrait nous faire accepter l’occupation militaire

d’un pays, une guerre qui bafoue les droits des peuples, les droits du peuple Afghan.

Oui, la guerre à laquelle participe la France est bien une guerre contre l’Afghanistan. Hervé

Morin voudrait le nier mais les morts dramatiques et stupides des dix jeunes soldats dans

l’embuscade de Surabi rappellent brutalement la vérité : c’est bien une sale guerre que

mènent les troupes françaises aux côtés des Etats-Unis et des pays membres de l’Otan.

Mensonges d’Etat

Pour justifier cette guerre, Sarkozy entonne la chanson de Bush. Il invoque le « choc des

civilisations », dénonce ces « barbares moyenâgeux » et la lutte contre le terrorisme, pour

la démocratie et le droit des femmes. Qui peut croire trente secondes à ce mensonge

d’Etat ? Sarkozy lui-même n’y croit pas, lui qui déclarait lors de sa campagne électorale

pour la présidentielle, quand il prétendait envisager le retrait des troupes : « Aucune armée

étrangère n’a réussi dans un pays qui n’est pas le sien ». Et effectivement les troupes

impérialistes maintiennent en place le régime fantoche de Karzaï, leur homme de main,

corrompu, sans autorité dans un pays où règnent la misère et le chômage et où le trafic de

l’opium est la principale source de richesse. L’aide internationale ne sert qu’à alimenter la

corruption alors que les exactions des soldats de l’Otan, « les bavures » dont est victime

la population civile dressent le peuple contre l’occupation étrangère et l’envoient dans les

bras des Taliban.

Visées dominatrices et impérialistes

Le but de la guerre n’est de « réussir » à introduire la démocratie mais bien d’occuper le

pays pour en faire une place forte des puissances occidentales contre la Russie, la Chine,

l’Iran. Et cela quel qu’en soit le prix, pour le peuple afghan, pour les soldats comme pour

les classes populaires des pays de l’Otan qui doivent supporter les dépenses militaires.

Pour que la France des patrons et des riches puisse avoir sa petite place parmi les grandes

puissances Sarkozy s’aligne sur la politique des USA. Il se fait leur auxiliaire pour faire de

l’Union européenne un simple « pilier européen » de l’Otan qui est un instrument pour

perpétuer leur domination sur le monde. Et cela au prix de l’exacerbation des tensions

internationales, de guerres comme en Géorgie.

Nous ne sommes pas d’accord,

nous ne serons pas complices ne serait-ce que par notre silence.

Construire une opposition à la guerre

Sarkozy n’a rien à craindre du débat parlementaire. Hollande souhaite que le gouvernement

« reconsidère sa stratégie ». « Le retrait non, la révision stratégique oui », selon

Moscovici du PS qui revendique la décision par Jospin-Chirac de l’intervention française

en 2001.

L’opposition à la guerre doit se faire entendre avec ses propres moyens, dans la rue. C’est

pourquoi nous appelons avec une vingtaine d’organisations et d’associations dont Les

Verts, le PCF, la LCR, le PCOF, la FSU, le Mouvement de la paix, Agir contre la guerre… à faire

du 20 septembre une journée de manifestation contre la guerre.

350 soldats du 3e RPIM de Carcassonne viennent d’embarquer pour Kaboul. Sans attendre

 

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